Une souris dans le roquefort

Don

Maintenant que vous vous êtes reposés ce WE, et moi pas, voici venu le retour de la vengeance : aujourd'hui, on parle sérieux, d'un truc qui me tient à cœur, parce que... voilà.

Avez-vous une carte de donneur d'organes sur vous ? Qui stipule si vous êtes d'accord ou non pour que soient prélevés vos organes à votre mort ? Non ? Allez , alors.

Loin de moi l'idée de vous ordonner de donner vos organes (de toute façons, vous ne le feriez pas, où alors je ne donne pas cher de votre liberté de pensée), c'est un sujet très personnel et cela ne regarde que vous, vous pouvez être contre, pour, pas décidé, ça m'est égal. L'intégrité du corps est un problème très personnel.

MAIS il arrive malheureusement qu'on passe de vie à trépas de manière brutale, inattendue. En France, la législation en la matière est claire : qui ne dit mot consent, sauf avis contraire de votre part ou de la part de votre famille, on peut prélever vos reins, votre cœur ou vos poumons pour les greffer à un malade qui attend souvent depuis longtemps. En Allemagne, c'est l'inverse, si vous n'avez pas explicitement indiqué que vous désirez qu'on prélève vos organes, on vous laisse «entier». Différence de taille ! Il a été question récemment dans l'actualité allemande d'un changement de loi, qui serait alors semblable à la loi française. L'histoire s'est perdue dans les limbes de l'actualité, on est passé à autre chose...

Quoi qu'il en soit et quelle que soit la législation en vigueur dans le pays où vous vivez, je voulais souligner l'importance de la question. Je me suis inscrite à la fois sur les registres français et allemands, inscrivant ma volonté en ce qui concerne mes organes à ma mort, et ait maintenant 2 cartes dans mon portefeuille. Je suis ainsi sûre que ma volonté sera respectée, sans qu'il y ait de querelles entre proches ne partageant pas le même point de vue, par exemple...

Bonus : est-ce que quelqu'un sait si les organes ont une «nationalité» ? Les organes d'un Français reviennent-ils de droit aux citoyens de son pays, ou à ceux du pays où il est décédé ? Je sais c'est un peu morbide, mais à l'heure du regain de «l'identité nationale», on se pose des questions bêtes.

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