Les fringues, ça m'énerve d'en acheter, parce qu'il faut subir son image sous les néons de la cabine d'essayage, après je suis déprimée pour la journée. Faudrait que j'emmène mon escrogriffe pour qu'il me dise que je suis belle. Peut être si je lui emmène un ptit fauteuil pliant ?
Le maquillage, je n'en porte pas. Mon dernier achat en la matière c'était un fond de teint naze pour masquer des bleus aux jambes. Ben oui j'étais invitée à un mariage, avec les jambes arc-en-ciel ça fait tache (huhu. pardon).
Les bijoux... non, non, de toute façon j'oublie que j'en ai, pareil, mon dernier achat était en l'an mille, et je ne me souviens même plus de ce que c'était.
Mais le linge de maison, le « blanc », raah lovely. Je pourrais passer des heures à regarder les imprimés si jolis de la dernière collection de « rond blanc », les trucs cheap et originaux des suédois jaune et bleu me chatouillent la carte VISA. Les torchons et serviettes délicatement brodés du rayon lusque de Karstadt* aimantent mes mirettes, et je pourrais acheter une nappe et renouveler mon stock de serviettes de toilettes chaque jour. Et que dire des housses de couettes ? Mon lusque à moi, c'est ça. J'adoooore (si, à ce point) changer les draps de lit, secouer les oreillers, et enfin tout ranger**. Dormir dans des draps frais, quel plaisir !
Quand j'habitais à Lille je sévissais dans les rayons dégriffés de L'Usine, à Roubaix, qui vend à bas prix des invendus, des légèrement abîmés et des passés de mode... Maintenant, je n'ai pas assez de sous pour assouvir ma passion, je me fais offrir ça pour Noël (si).
* Grand magasin équivalent des Galeries en Allemagne.
** Celui ou celle qui trouve la référence aura une carte postale.