Une souris dans le roquefort

Nah am Wasser gebaut

J'aime beaucoup cette expression, littéralement « construit près de l'eau », qui décrit l'état d'esprit de quelqu'un de sensible, prêt à pleurer, à fleur de peau. Il y a des jours, on est construit près de l'eau. Où on sent les larmes se rassembler au bord des paupières, et la gorge se serrer à la moindre émotion ou contrariété. On lutte pour ne pas se laisser submerger, ou du moins pas quand aucune main secourable n'est prête à vous raccrocher par le col. C'est épuisant, ces jours-là.

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Hu ?

Aujourd'hui pas le temps, je me régale juste avec les gougeule requests rigolottes...

Qui est arrivé ici en tapant : anatomie de la chofie ?

Qu'est-ce qu'une chofie ? Si vous avez une hypothèse, faites m'en part, je n'ai pas l'ombre d'une idée.

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Chez Hélène

Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Non je ne m'entraine pas pour le concert de Tokio Hotel, j'exècre ce groupe, j'en prendrais volontiers un pour taper sur l'autre, rien que de voir le bout d'une dread lock d'un de ces pseudo-rebelles, ça me met en rage.

Non, beaucoup, beaucoup plus intéressant, aujourd'hui il y un billet de moi chez Hélène, monblogdefille quoi. Je suis fière comme un pou !


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Saucisson et gâteaux secs

Depuis que j'ai quitté le nid, je manque à ma Maman. C'est constitutif, congénital, et irrémédiable. Mais ça n'a pas que des inconvénients, hehe. Parce que quand elle s'ennuie un peu, ou qu'elle n'a pas envie de travailler, que les pakédkopis© s'empilent (ma maman est un peu flemmarde) (et elle ne lit pas ce blog), elle m'envoie des colis. Jusqu'à mon départ de France, ils contenaient plein de petites bêtises, des graines à planter sur mon balcon, une chemise de nuit, des trucs débiles, de la confiture maison et des sucreries. Les gateaux au sésame de G*e*r*blé par exemple, ou autres trucs miam miam. Mais là, c'est devenu n'importe quoi. Ca ne contient plus que des trucs à manger qu'on ne trouve pas à Roquefort bien que ce soit une grande (très grande) ville. Le dernier contenait ainsi un saucisson sec, une tablette de chocolat praliné "Elephant d'or", les fameux biscuits au sésame, des Pailles d'or, des petits beurre. 

Je fais pour ma part régulièrement de la contrebande de cornichons "tricot". Pour les ceusses qui en déduiraient que je suis enceinte, je démentis, j'aime les cornichons, c'est tout.  

PS : merci à Hélène pour l'inspiration de la note.

 

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Anniversaire

Attention, message à caractère privé :

BON ANNIV' ma cafougnette préférée !

Je te souhaite tout plein de bonnes choses pour tes 27 ans, de l'amûr, une thèse, des beaux légumes, toussa.

Bisous

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Ah bon ?




Your Inner European is French!



Smart and sophisticated.

You have the best of everything - at least, *you* think so.

 

Pfff. Je croyais naïvement que j'étais devenue un peu moins française, apparement non (dans le meme ordre d'idée et sur le même site, "What City do you belong in?", ben la réponse est Paris). Zut. Pourtant, je me sens très peu représentative des opinions politiques majoritaires françaises. En ce qui concerne notre cher séprident, par exemple. D'ailleurs, saviez vous qu'ici, les initiales du cher petit (NS, suivez quoi) sont représentatives du National-Socialisme ? Coincidence gênante, loin de moi l'idée de comparer ou de faire le rapprochement entre la politique exterminatrice des nazis et la politique agitée du NS français, MAIS les blogs francais utilisent à qui mieux mieux ces initiales pour désigner le nouvel elyséen sans se faire gougueler sauvagement. Et moi, je sursaute à chaque fois et mon cerveau se rétracte d'angoisse. Avouez que c'est balot.

 

PS: aujourd'hui SiouperMum a 33 ans, allez lui faire des bisous avant qu'elle se noie de désespoir dans la Q10 ! 

 

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Austen power !

Fan inconditionnelle de Jane Austen je suis. Je ne vais pas faire un récapitulatif de sa vie, son œuvre, toussa, vous tapez son nom dans Mooteur-de-recherche-super-connu, et tout est expliqué... Je me régale en tout cas de son ironie mordante et de la façon dont elle tape allégrement sur le clergé, ses critiques acérées, tout en ayant l'air de ne pas y toucher ! J'ai relu 4 ou 5 fois « Orgueil et Préjugés », acheté la série de la BBC en dévédé (6h, quand même), visionné ça 2-3 fois en me rinçant l'œil admirant le jeu d'acteur de Colin Firth...

Et donc, la chute de ce post ultra constructif c'est : « Orgueil et Préjugés » ainsi que « Raison et Sentiments », c'est trop bien, lisez les. Voilà. Bon samedi !


PS : d'ailleurs le film de « Raisons et sentiments », avec Emma Thompson, Hugh Grant, Kate Winslet et Professeur Rogue Alan Rickman est également admirable. Lisez le regardez le !

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Mon troisième pays

Le premier, j'y suis née.
Le deuxième, j'y travaille et j'y vis. Et j'y ai trouvé mon escrogriffe.
Le troisième... Un jour, quand je serai grande, j'habiterai là-bas.

En 2005 j'ai visité Stockholm, Skånsen, le Wasa, tout ça. Magique.

En 2006, j'ai sillonné la moitié sud de la Suède jusqu'à 63°N, pour mon travail. Le temps était magnifique, nous avons écumé les petites routes, et avons trempé nos fesses et le reste dans un bon nombre de lacs. C'était... calme, malgré les milliers de km parcourus en une semaine.

En 2007, je ne sais pas. Mes finances m'interdisent une épopée, mais il va falloir que je trouve un moyen. Nous sommes invités à un mariage dans le nord, il faudrait trouver un moyen économique d'aller là-bas, des idées ? Il me faut ma dose de Suède, la visite à I*K*E*A et l'achat de sirop de sureau et de gâteaux aux épices ne suffit plus !!

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La névrose du linge de maison (ou la preuve que je suis quand même une fille)

Les fringues, ça m'énerve d'en acheter, parce qu'il faut subir son image sous les néons de la cabine d'essayage, après je suis déprimée pour la journée. Faudrait que j'emmène mon escrogriffe pour qu'il me dise que je suis belle. Peut être si je lui emmène un ptit fauteuil pliant ?

Le maquillage, je n'en porte pas. Mon dernier achat en la matière c'était un fond de teint naze pour masquer des bleus aux jambes. Ben oui j'étais invitée à un mariage, avec les jambes arc-en-ciel ça fait tache (huhu. pardon).

Les bijoux... non, non, de toute façon j'oublie que j'en ai, pareil, mon dernier achat était en l'an mille, et je ne me souviens même plus de ce que c'était.

Mais le linge de maison, le « blanc », raah lovely. Je pourrais passer des heures à regarder les imprimés si jolis de la dernière collection de « rond blanc », les trucs cheap et originaux des suédois jaune et bleu me chatouillent la carte VISA. Les torchons et serviettes délicatement brodés du rayon lusque de Karstadt* aimantent mes mirettes, et je pourrais acheter une nappe et renouveler mon stock de serviettes de toilettes chaque jour. Et que dire des housses de couettes ? Mon lusque à moi, c'est ça. J'adoooore (si, à ce point) changer les draps de lit, secouer les oreillers, et enfin tout ranger**. Dormir dans des draps frais, quel plaisir !
Quand j'habitais à Lille je sévissais dans les rayons dégriffés de L'Usine, à Roubaix, qui vend à bas prix des invendus, des légèrement abîmés et des passés de mode... Maintenant, je n'ai pas assez de sous pour assouvir ma passion, je me fais offrir ça pour Noël (si).

* Grand magasin équivalent des Galeries en Allemagne.
** Celui ou celle qui trouve la référence aura une carte postale. 

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Les grandes couettes

En Allemagne (ça devient une introduction récurrente), les gens en couple ne partagent en général pas leur couette. Pas qu'ils soient égoïstes (enfin peut être si), mais je pense qu'ils privilégient le confort. Qui n'a pas déjà pesté contre l'amoureux/l'amoureuse transformant le dessous de la couette en étuve, alors qu'on crève déjà de chaud bordel, rapport au chauffage à fond, leur jette la première pierre. Au début, j'étais sceptique, j'avoue. Les cris d'orfraie poussés par ma collègue allemande à l'idée qu'un couple de sa connaissance partage les draps et les couvertures, le tout accompagné d'un petit frisson de dégoût, me faisaient beaucoup rire. Voire, j'assimilais cette pratique déviante de la couette séparée à un confort de petits vieux...

Haha. Mais ELLE, elle savait. Depuis, j'ai eu le bonheur d'expérimenter l'égoïsme couettesque de l'escrogriffe (il se ROULE dedans, elle a beau faire 2,20 m, ça ne PEUT PAS marcher), ainsi que sa capacité invraisemblable à transformer l'endroit en écosystème tropical. Bref, je crève de chaud, ou de froid, c'est naze. J'ai donc pris, le cœur brisé, mon orgueil en miettes, la résolution d'acheter 2 couettes chez le géant suédois, là, ainsi que les housses adaptées, ça a satisfait ma névrose du linge de maison (je vous expliquerai plus tard), et tout le monde est content. En plus, c'est plus facile de changer la housse.

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Petite soeur

Elle coule en s'accrochant aux mauvaises bouées. A l'espoir que tout va aller mieux, quand elle aura trouvé une formation, quand elle aura fait un stage. Petite sœur, tu ne vois pas ou tu ne veux pas voir, que le problème ça n'est pas ça ? Que de sauter d'un avenir à un autre ne t'apportera pas la paix, ni aucune satisfaction ? Qu'est ce qu'il faut qu'on fasse pour que tu enlèves l'écran devant tes yeux ? Même tes amis ne savent plus, même ceux qui t'accompagnent depuis 10 ans se demandent que te dire. Sans que tu coupes le contact avec eux... Comment on fait maintenant pour te parler ? Nos idées, nos avis ne te plaisent pas, devrions-nous alors nous taire et attendre que tu touches le fond ? Et quel fond ? Pour l'instant, tu te décales peu à peu du monde, tes jours sont nos nuits. Pour l'instant, tu bois un apéro, avec des potes. Et après ?

Et je ne sais pas, moi, je suis loin. Je suis « ratlos » (désemparée). Qu'est ce que je devrais répondre à notre père qui n'en peut mais, à ta cadette qui est ton aînée sous bien des rapports et encaisse les coups à ta place ? Voilà, moi aussi j'ai la gorge serrée et les larmes au bord des paupières.

J'espère que vite, tu vas retrouver un fil pour t'accrocher et accepter qu'on t'aide.

Message à ceux qui sont « sans fratrie » : parfois, c'est plus facile pour vous.

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Quatre soeurs

Dotée d'une fratrie conséquente, merci papa et maman, j'ai toujours adoré les livres parlant de familles nombreuses, et de ses conséquences sur la santé mentale de ses membres. Je n'envie pas le statut d'enfant unique, mais je reconnais également que les enfants avec 3-4-5 frères et sœurs présentent des hem... particularités.

La délicieuse quadralogie (?) de Malika Ferdjoukh vous fera découvrir ou re-découvrir les joies de partager une salle de bains avec d'autres ados/pré ados. Entre autres. Ces quatres livres publiés dans la collection Médium de l'école des loisirs sont hilarants, émouvants. Les 4 cadettes d'une aînée racontent tour à tour l'histoire d'un deuil. Si vous avez bien suivi, 1 livre = 1 sœur. Les amours de Bettina, les soucis et les secrets de Geneviève, Swift, la chauve souris, amie d'Enid, le théâtre d'Hortense... On rit beaucoup, parfois à travers les larmes, et tout ca se laisse lire en un éclair !

Quatres sœurs : Enid-Hortense-Bettina-Geneviève


PS : oui c'est de la littérature jeunesse, et alors ? Si vous me cherchez je vous fais l'apologie du Conte chaud et doux des chaux doudous.

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Anonyme

Pourquoi ne pas dire ce que je fais exactement dans la vie, ni où ? Parce que je suis expatriée, en Allemagne, et que mon occupation quotidienne (ouais ok, celle qui me fait gagner ma vie) (mal en plus) n'est pas des plus courantes. Donc il suffirait :
1. que je cite ma ville,
2. que je dise ce que j'y fais,
pour qu'on me retrouve tout de suite, des *profession* françaises à *ville*, il n'y en a pas beaucoup, et je tiens à choisir les connaissances qui lisent mes élucubrations, en leur en donnant moi-même l'adresse. Pour les mêmes raisons, mon prénom et celui de mon escrogriffe resteront un secret. Pour vivre heureux, vivons cachés.

De plus, je me lance bientôt dans la recherche d'emploi, et même si la plupart de mes employeurs potentiels ne comprennent pas le français, quelques uns si. Et comme le googling est une discipline en vogue auprès des DRH et de beaucoup d'autres types de recruteurs, je n'ai aucune envie qu'on accède à ma vie privée en tapant mon nom dans un moteur de recherche.

Voilà voilà. 

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Un vendredi soir sur la terre

Avez-vous remarqué comme l'air est plus léger le vendredi soir ? Aux alentours de 8h, on croise des gens habillés avec soin et sentant le frais, souriants, avec de l'attente sur leurs visages. Est-ce que ce sera une belle soirée ? Va-t-on rencontrer des nouveaux, va-t-on revoir un charmant qui nous a tapé dans l'oeil vu il y a quelques jours/mois ? Des femmes, des hommes et des couples se dirigent vers leur voiture avec une bouteille de vin à la main, pour offrir. Avec au coeur déjà la joie de rencontrer des amis.

Chaque semaine je suis surprise, j'ai oublié quel jour on est... Les sourires me rappellent à l'ordre, aujourd'hui c'est vendredi !

PS : Je soupconne mon titre d'être le titre d'une chanson d'un artiste que je n'aime pas particulièrement, mais je ne sais plus. Bah, tant pis.

 

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Jaloux !

Mon escrogriffe est jaloux de mon ordinateur. Si. Quand je suis assise devant mon bureau, il jette des coups d'œil de tigre (jaloux, justement) à ce rival inaccessible. Il s'est même plaint récemment que je lui accorde moins de temps qu'à lui... Comme mon escrogriffe est tout sauf un geek, (genre rien que d'allumer sa bête antédiluvienne, ça l'énerve déjà), il se trouve face à un adversaire qui le dépasse par sa complexité. Selon lui, j'aimerais l'avoir sur mes genoux (c'est un portable) parce qu'il est chaud et qu'il vibre. Mmmh. Vais lui faire réviser ses cours d'anatomie. Et puis, mon chéri, tu es trop lourd pour que je te prenne sur mes genoux.

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L'araignée Tipsi

... monte à la gouttière
tiens voilà la pluie,
Tipsi tombe par terre,
Mais le soleil...

Ok j'arrête. Il pleut, les filles râlent sur leur brushing dévasté, leurs ballerines massacrées. Sauf que:
1. Je ne me fais pas de brushing
2. Je ne porte pas de ballerines
3. J'aime les tartines. Oups pardon, je m'enflamme, ca n'a aucun rapport.

Brèfle. Moi, j'aime la pluie. Ouvrir une fenêtre et l'entendre tomber sur les pavés ou sur les feuilles des arbres, sentir l'odeur même. Quand j'habitais encore chez mes parents, ma chambre était sous les toits. On m'avait releguée là parce que c'était la plus petite et que mes parents caressaient l'espoir insensé de voir se reduire le... ahem... désordre. Chambre petite= petite surface à couvrir de fringues et de bouquins= fille ordonnée.

Ca n'a pas marché. Maintenant je fais tourner chèvre mon escrogriffe en abandonnant des tasses à moitié pleines n'importe où.

Je disais donc, ma chambre sous les toits. Depuis, je suis totalement accro au bruit de la pluie sur un velux, qu'on entend le soir en s'endormant. Au chaud, la couette remontée jusqu'au cou. Même le matin ca ne me décourage pas, c'est dire. 

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Flemme

Reçu aujourd'hui un mail de mon chef, et suis allée en conséquence me réfugier sous la couette, histoire de ruminer cette histoire de "Je me réjouis de tes questions, mais les résultats seraient encore mieux". Argh. 3 semaines au moins que je procrastine sur cet article à écrire, que je tourne autour du pot en améliorant mes graphiques...

Escrogriffe /au téléphone avec une amie, qui demande comment je vais/ : "Souris, tu fais quoi ? "
Souris /sous la couette/ : "mgrfgrpffff" " " *grognement inarticulé*
Escrogriffe /à l'amie, traduction du grognement/ :  "Souris a la flemme"

J'aime pas les dimanches, et celui la ne fait pas exception à la règle. 

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De l-à-propos dans une autre langue

L'humour, comme la délicatesse et l'à-propos, dans une autre langue que la sienne, c'est très difficile. Un de mes profs de lycée nous avait dit que l'on maîtrise une langue à partir du moment où on peut suivre les informations à la radio. C'est faux. On maîtrise une langue lorsqu'on sait demander sans être brusque, quand on sait « mettre les formes » et quand on arrive à s'exprimer sur un sujet délicat sans blesser.

Bien sur, il y a une composante personnelle, certains ne sont pas capables de « prendre de pincettes », ou n'estiment pas un sujet sensible, donc mettent les pieds dans le plat. Dans leur langue, ceci quel que soit leur niveau d'expression. Mais dans une autre langue, c'est encore plus difficile. Je suis ainsi perçue comme encore plus intransigeante et brutale par les allemands que par les français. C'est une des frustrations qui survient lorsqu'on devient capable de se faire comprendre dans une autre langue, on entre dans la phase « savoir exprimer des nuances subtiles ». Et on se rend compte du chemin qu'il reste.

Heureusement, pour faire pardonner ses faux-pas, on a gardé ce délicieux et si sexy accent français, sauvée !

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